QUITTER CE SITE
← Retour à la page « Diffamation »

Des propos vous visent : vérifier votre dossier avant d'agir

Cinq blocs de questions, un tableau qui montre ce qui est présent et ce qui manque, une fiche à imprimer et une consigne à poser à une IA. Une information générale : cette page ne dit pas si vous gagnerez, et ne remplace pas un avocat.

Le délai passe avant tout
« L'action publique et l'action civile résultant des crimes, délits et contraventions prévus par la présente loi se prescriront après trois mois révolus, à compter du jour où ils auront été commis ou du jour du dernier acte d'instruction ou de poursuite s'il en a été fait.
Toutefois, avant l'engagement des poursuites, seules les réquisitions aux fins d'enquête seront interruptives de prescription. […] »
Article 65 de la loi du 29 juillet 1881, version en vigueur du 5 janvier 1993 au 1er janvier 2029.

C'est pourquoi la première question ci-dessous est la date.

Comment cette page fonctionne
N'écrivez aucun nom. Ni le vôtre, ni celui de la personne qui s'est exprimée, ni ceux de tiers. Remplacez-les par un rôle entre crochets : [mon voisin], [mon employeur], [le gérant du restaurant]. Vous remettrez les vrais noms à la main sur la fiche imprimée.
1 Les propos obligatoire

La date, le support et les mots exacts : sans eux, le reste n'a pas de sens.

Le jour de la première publication ou prise de parole. Si vous ne la connaissez pas exactement, indiquez la date la plus ancienne possible.

Où ou comment ces propos ont-ils été tenus ? *

Recopiez-les mot pour mot, sans les reformuler, avec les fautes éventuelles. Si plusieurs passages posent problème, séparez-les d'une ligne. Les noms sont remplacés par des rôles entre crochets.

2 Ce qui est dit

La loi ne traite pas de la même façon un fait attribué à quelqu'un et une insulte.

Les propos disent-ils que vous avez fait quelque chose de précis ?
Ce fait pourrait-il être vérifié, prouvé vrai ou faux, par des pièces ou des témoins ?
Les insultes répondent-elles à un message, une publication ou une dispute antérieure ?
La forme des propos
Qui est visé ?

Les détails des propos (métier, lieu, circonstances, surnom) qui ne peuvent désigner que vous, sans écrire de nom.

Les propos vous visent-ils à raison de votre origine, de votre appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion, de votre sexe, de votre orientation sexuelle, de votre identité de genre ou de votre handicap ?
3 Ce que vous avez pour prouver que les propos ont été tenus

Cochez tout ce qui s'applique. La question n'est pas encore de prouver que c'est faux, seulement que ces mots existent.

4 Ce que l'autre pourrait répondre

Ces réponses ne sont pas envoyées à nos serveurs. Mieux vaut y répondre franchement : c'est ce qui rend le tableau utile.

Le fait attribué est-il exact ?

Un document, un témoin, l'absence de trace (par exemple : un casier judiciaire vierge).

Le fait attribué touche-t-il à votre vie privée ?
Les propos portent-ils sur un sujet qui intéresse le public ?

Par exemple une affaire locale, un débat de société, l'activité d'un commerce, d'une association ou d'une collectivité, plutôt qu'un conflit entre deux personnes.

Existe-t-il un conflit personnel, ancien ou en cours, avec l'auteur des propos ?
5 Le reste facultatif
Savez-vous qui est l'auteur des propos ?
Qu'avez-vous déjà fait ?

Des faits datés plutôt que des impressions : clients perdus, emploi, relations, santé, frais engagés. Précisez la preuve de chacun si vous l'avez.

Qu'attendez-vous ?
1. Votre tableau
2. La consigne à poser à une IA

Elle contient vos réponses et demande à l'IA de chercher où votre dossier est faible, sans réécrire vos mots et sans citer le moindre numéro d'article : lisez le texte sur Légifrance, lui seul fait foi. Les courriels, numéros de téléphone et liens ont été retirés automatiquement. Relisez-la avant de la copier et vérifiez qu'elle ne contient aucun nom.

Ouvrir une IA conversationnelle :

À savoir avant de consulter : ces IA sont utiles mais ne remplacent pas un avocat, et leurs réponses se trompent le plus souvent sur les numéros d'article et les décisions de justice. Si l'une vous en donne un, ne le recopiez pas sans avoir lu le texte sur Légifrance.

3. La fiche à imprimer
Avant d'imprimer, décochez « En-têtes et pieds de page » dans la fenêtre d'impression : sans cela, votre navigateur ajoute le titre de la page et l'adresse du site sur chaque feuille. Seule cette fiche est imprimée.
Et ensuite ?

Cette page prépare le dossier ; elle ne dit pas où ni comment agir. Ce sera l'objet d'une page suivante. En attendant, deux points du texte à connaître avant de rédiger quoi que ce soit :

« La citation précisera et qualifiera le fait incriminé, elle indiquera le texte de loi applicable à la poursuite. […] Toutes ces formalités seront observées à peine de nullité de la poursuite. »
Article 53 de la loi du 29 juillet 1881, version en vigueur depuis le 14 septembre 1945.

Pour la diffamation envers un particulier, la poursuite n'a lieu que sur la plainte de la personne diffamée (article 48, 6°), sauf dans les cas où le ministère public peut agir d'office, détaillés sur la page « Diffamation ».

Les textes et sources utilisés, et ce que cette page ne dit pas

Merci de soutenir ce site s'il vous a aidé, pour qu'il continue d'aider des milliers d'autres personnes. Il est en participation libre : il n'est financé ni par l'État, ni par une association, ni par la publicité, et vit de ce que ses utilisateurs veulent bien donner. C'est aussi ce qui fait vivre la personne qui le tient. Si personne ne participe, il devra devenir payant.

Si ce que vous venez de lire vous a évité une surprise ou une erreur, vous pouvez soutenir son maintien par un don libre — même deux euros comptent — ou en commandant le livre d'Anna Rose.