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Si le danger est immédiat

17 Police, gendarmerie — 24 h/24
3919 Violences Femmes Info — gratuit, anonyme, n'apparaît pas sur les factures
114 Par SMS, si vous ne pouvez pas parler

Il existe aussi une ordonnance provisoire de protection immédiate, rendue en 24 heures. Vous ne pouvez pas la demander vous-même : seul le procureur de la République peut la solliciter, avec votre accord. Pour qu'il en soit saisi, signalez le danger au 17, au commissariat, à la gendarmerie, ou par l'intermédiaire d'une association.

Ordonnance de protection

Une mesure d'urgence, décidée par le juge aux affaires familiales, qui ne suppose ni plainte, ni avocat, ni procès.

Six choses à savoir avant de commencer
Vous n'avez pas besoin d'avoir porté plainte. C'est la confusion la plus fréquente. La demande est indépendante de toute procédure pénale.
Vous n'avez pas besoin de vivre, ni d'avoir vécu, avec la personne. Depuis la loi du 13 juin 2024, la cohabitation n'est plus une condition : un ex-conjoint, un ex-compagnon, un ex-petit ami sont couverts.
Le juge statue dans les 6 jours de la fixation de la date d'audience. L'audience a lieu dans son bureau, pas dans une salle publique.
La protection dure jusqu'à 12 mois — portée de 6 à 12 mois par la loi du 13 juin 2024 — et se prolonge automatiquement si une procédure de divorce ou relative aux enfants est engagée.
L'avocat n'est pas obligatoire, et vous pouvez demander au juge l'aide juridictionnelle à titre provisoire, directement dans le formulaire.
Le tribunal est celui de votre domicile à vous, pas celui du défendeur. Vous déposez la requête au greffe du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de votre ressort.
1 Récupérez le formulaire officiel

C'est le document que le greffe attend. Prenez-le maintenant : la suite de cette page est faite pour vous aider à le remplir, pas pour le remplacer.

Cerfa n° 15458 — Requête en ordonnance de protection La notice explicative n° 52038
Comment le remplir, concrètement
Téléchargez-le uniquement depuis service-public.fr — le lien ci-dessus. Plusieurs sites très bien référencés dans les moteurs de recherche diffusent encore une version périmée : certaines demandes créées depuis n'y figurent pas, notamment celle qui concerne l'animal de compagnie, et le texte qui les accompagne annonce une protection de quatre mois alors qu'elle en dure douze.
2 Ce que vous pouvez demander au juge

Le formulaire présente les mesures sous forme de cases à cocher. Beaucoup de personnes n'en cochent que deux ou trois, faute de savoir que les autres existent. Lisez cette liste avant de remplir — vous pouvez demander plusieurs mesures à la fois.

Concernant la personne dangereuse
Concernant votre sécurité et votre adresse
Concernant le logement, l'argent et l'animal
Concernant les enfants
Et aussi
3 Les preuves qui comptent

Le juge n'a pas à être certain que les violences ont eu lieu. Il doit les estimer vraisemblables, et constater un danger. C'est un niveau d'exigence plus bas qu'au pénal — mais il faut lui donner de quoi se forger cette conviction.

Une règle simple : chaque fait que vous racontez doit, si possible, être suivi de la pièce qui le montre. Un récit sans pièces est fragile ; des pièces sans récit qui les relie sont illisibles pour le juge.

Avant d'aller plus loin : est-ce bien cette procédure ?

L'ordonnance de protection suppose deux conditions réunies : des violences, et un danger. Si l'une des deux manque, le juge rejette la requête — et un rejet n'est pas neutre : il laisse une décision écrite constatant que le danger n'a pas été retenu, que l'autre partie pourra produire ensuite. Deux questions, pour vous éviter cela. C'est vous qui répondez : ce site ne qualifie pas votre situation à votre place.

1. Ce que vous vivez comporte-t-il des violences, commises contre vous ou contre vos enfants ?

La loi ne vise pas que les coups. Elle vise aussi les violences psychologiques — dénigrement répété, humiliations, menaces, chantage, contrôle de vos déplacements ou de vos fréquentations, surveillance, isolement — les violences économiques — privation d'argent, contrôle de vos dépenses, dettes contractées en votre nom — et les violences sexuelles. Elles n'ont besoin ni d'avoir été constatées par un médecin, ni d'avoir fait l'objet d'une plainte.

Avez-vous besoin d'aide pour les parties à rédiger ?

Le formulaire comporte des encadrés à écrire vous-même : l'exposé des violences et des preuves, et les motifs de chaque mesure demandée. Ce sont eux qui décident du sort de la requête, et ce sont eux qui sont le plus souvent bâclés faute de savoir quoi y mettre.

Nous ne vous demandons aucune identité. Ni la vôtre, ni celle de la personne dangereuse, ni celle de vos enfants. Ces informations se remplissent directement sur le formulaire officiel, qui reste entre vos mains. Si vous choisissez notre aide à la rédaction, écrivez votre récit sans noms — « le défendeur », « l'aîné » — et le texte que vous saisissez sera envoyé à notre service d'analyse pour être structuré. Les faits, les dates et les conséquences suffisent : les noms n'apportent rien à l'analyse.